CHARLY FIASCO - Chroniques d'un Temps Détourné
Coucou les petitoux !
Aujourd'hui on va parler de musique de jeunes :
le nouveau CHARLY FIASCO : CHRONIQUES D'UN TEMPS DÉTOURNÉ.
J'avoue que ce n'est pas sans une certaine émotion que je vais faire cette chronique, car ces garçons, même si je ne les vois pas aussi souvent que je le voudrais, ce sont quand même des copains, des camarades, la famille de la Garçonn!ère. Mais bon je vais tenter d'être objectif et de faire la chronique la plus proche possible de mon ressenti musical (et déjà ça part mal vu que, en général, je n'aime pas le punk en français).
C'est après avoir commandé mon vinyle sur http://guerilla.limitedrun.com/products/567682 et téléchargé la galette en mp3 que je lance la bête afin de me régaler les cages à miel.
Commençons par le commencement : la pochette de l'album. Au moment où j'écris ces quelques lignes, je n'ai que le visuel issu du bandcamp de l'orchestre et donc je ne vais pouvoir parler que de cela... Et bien mes kikis, c'est beau, c'est léché, c'est simple et dépouillé. Un superbe boulot photographique d'un vaisseau en ruine. Vraiment, j'aime beaucoup (mais j'espère que l'intérieur sera aussi joli).
MAJ : Ca y est ! J'ai reçu mon superbe vinyle!!! Avec sa couverture alternative toujours aussi belle. Une fille valise à la main au pied de l'escalier détruit d'un navire délaissé et en cours de décomposition. J'adore.
Et c'est parti mon kiki : 12 titres (13 sur le vinyle) de musique de jeunes, faites par des (plus ou moins) jeunes pleins de fougue et d'entrain.
Cet album (celui de la maturité?) sens bon le combat social, le pastis, le vécu, l'amour et la camaraderie.
On commence par un 1er titre qui vous claque aussi sèchement qu'un high-kick de JCVD. On part clairement sur de l'épique avec les poils qui s'hérissent et le palpitant qui s'emballe. Une seule envie : lever le doigt, compter 1-2-3-4 et scander "Sans fleur ni couronne!" Et on enchaîne avec 11 (ou 12 selon le support) titres que l'on aimera ou moins (j'avoue ne pas avoir accroché sur certains titres que je ne citerai pas pour ne pas me mettre du monde à dos. Mais je vous rassure, il n'y en a pas plus de 2).
Ce qui, à mon sens, fait la beauté de cet album (outre les 4 beaux garçons de CF), c'est l'alliance entre l'ancien et le nouveau. On sens que les gugusses ont gardés leurs fougue des 1ers albums (que j'ai bien du écouter avant de faire cette chronique) mais ont rajoutés cette pointe de "modernité" comme dans Les Diagonales du Vide avec cette partie reggae ou encore ce superbe duo sur Théâtre de Nuit avec la jolie Anaïs Giorda (Clémentine et les Derniers Dinosaures, The Giordas) ou enfin la guitare acoustique sur le Grand Ecart.
Les guitares sonnent toujours juste, à la fois old school mais avec des solos harmonisés (Perdants Magnifiques) et une vivacité ultra présente. Mato et Roro s'abiment le poignet pour l'amour du rock.
La batterie de Jules est, comme à son habitude, épurée mais pas dépouillée. "Je vais du point A au point B sans chercher à faire de fioritures" et c'est ce qu'on aime (f*ck les batteurs de démo ;) ).
Et le petit nouveau Manu à la basse qui apporte sa touche de folie tout en gardant le tempo (Monsieur Pierre).
Mais on ne peut pas parler de Charly Fiasco sans mentionner la large et belle verve de Monsieur Romain Boule. Des textes toujours pointilleux qui expriment un combat, un rapport social, les travailleurs, les copains. On ne va pas chipoter, ce mec sait s'exprimer et il le démontre (écoutez ou même regardez Septembre et vous comprendrez).
Et en parlant de copains, comment ne pas sourire en écoutant Perdants Magnifiques. Une superbe ritournelle enregistrée avec les copains de la Garçonn!ère (Xavier de Ghost on Tape, Zuzu de Lame Shot, The Giorda Family de The Giordas, Shak de BIAS, Guts de Saturne) et son final en chorale.
Voila.
Pour moi qui ne suis pas un grand connaisseur de punk rock, et d'autant plus dans la langue de Molière, cette galette est, en toute objectivité, un excellent moment musical (même mon fiston danse quand je l'écoute). Si vous n'aimez pas la musique écoutez les paroles et inversement. Vous passerez un agréable moment plein de vérités actuelles, de fraternité, de Woho, mais surtout de Charly Fiasco (qui a quand même 11 ans) et ça, ça n'a pas de prix.
Allez poutoux les petitoux moi je vais m'écouter le nouveau Dj Pone (qui est un peu un keupon à sa manière).
Tonton Maytew.
